UNION DES FORCES DEMOCRATIQUES RWANDAISES

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE Nr. 15
L'Accord de Paix de Lusaka sera inapplicable comme l'a été l'Accord de Paix d'Arusha.

L'Accord qui met théoriquement fin à la guerre initiée, en août 1998, par le Rwanda et l'Ouganda contre la RDC, pour chasser le Président Kabila du pouvoir à Kinshasa vient d'être bouclé par la signature tant attendue d'une légion de membres de deux factions rivales, et non par une signature d'un responsable légitime, du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD).

Cet Accord est un piège tendu au Président congolais par les experts des faux accords, des attrappe-nigauds, Kagame et Museveni, comme celui signé par ce dernier (NRA) à Nairobi peu avant sa prise de Kampala (Ouganda), en janvier 1986, et celui signé par ce premier (FPR> à Arusha en août 1993 avant la prise de Kigali (Rwanda). Sa mise en application sera donc illusoire pour ne pas dire problématique. Il apparaît clairement que la répartition de la RDC sera de facto réalisée si les Congolais ne s'entendaient pas pour décider eux-mêmes de l'avenir de leur patrie, sans assistance ni manipulation de ceux qui veulent organiser un pillage systématique de leur pays. Aujourd'hui comme Kagame ne peut convaincre personne pour la tenue de la Conférence de Berlin II, pour la révision des frontières du Rwanda tracées en I 885, il trouvera un prétexte (les Hutus au Congo) lui permettant d'occuper pendant longtemps une partie de l'Est de la RDC, plus riche et plus étendue que son propre petit et pauvre pays.

Cet Accord de paix, signé par les MOBUTISTES anti-KABILA, sponsorisés paradoxalement par KAGAME qui se ventait en juillet 1998 d'avoir chassé leur chef du pouvoir à Kinshasa, pour des raisons non avouées d'annexion de la partie orientale de la RDC, et non pour la poursuite des Interahamwes et les ex-FAR, ou pour la soi-disant défense des BANYAMULENGE, également signataires, dissimule les ambitions démesurées et les rivalités entre les chefs de guerre, KAGAME et MUSEVENI, et entre les hommes qu'ils soutiennent dont M. BEMBA parent de MOBUTU par alliance, et le Professeur WAMBA dia WAMBA, imposé par le Président NYERERE.

Outre les délais impossibles de l'exécution de certains engagements de cet accord, il y a surtout l'impossibilité pratique de désarmer les lnterahamwes et les ex-FAR, souvent confondus avec tous les HUTUS, en ce compris les HUTUS congolais rwandophones. Ce désarmement ne sera possible que si KAGAME fournisse la liste et les lieux oû se trouvent ceux qu'ils désignent comme criminels et non comme ceux qui combattent son régime impopulaire de Kigali.

L'UFDR soutient le retrait inconditionnel des forces des agresseurs rwandais et ougandais ainsi que le dialogue entre Congolais eux-mêmes, les seuls préalables d'une mise en place d'un gouvernement de transition à base élargie, avec KABILA comme Président de la RDC. L'UFDR condamne l'ingérence de l'Ouganda et du Rwanda dans les affaires intérieures congolaises, ingérence soutenue malheureusement par les pays occidentaux et certains pays africains avides d'aides pour le support de leurs économies et leurs politiques douteuses, et placés sous tutelle de la seule grande puissance mondiale, les Etats-Unis d'Amérique.

Fait à Bruxelles, le 2 septembre 1999

Faustin TWAGIRAMUNGU, Président

Ancien Premier Ministre du Rwanda (1994 - 1995)