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COMITE
EXECUTIF |
RDR
Rassemblement pour le Retour des Réfugiés et la
Démocratie au Rwanda
Rally for
the Return of Refugees and Democracy in Rwanda
Ihuliro Liharanira Itahuka ry’Impunzi na Demokarasi
mu Rwanda Pour un Peuple Reconcilié dans un Etat de droit - For a Reconcilied
People in a Rule of Law Duharanire Ubwiyunge bw'Abanyarwanda mu Gihugu cyubahiriza Amategeko |
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info@rdrwanda.org http://www.rdrwanda.org |
Victoire Ingabire, Présidente Postbus 3124 2280 GC, Rijswijk, Netherlands Phone/Fax :
00-31-180633822 |
Emmanuel Nyemera,
Vice-Président Case Postale 5352,
Succursale B Montréal, Canada, H3B 4P1 |
RDR est membre de l’Union des Forces
Démocratiques Rwandaises (UFDR) |
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Communiqué de presse no.12/2001
Le
Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR) doit s’élever au-dessus de
la politique
Le
Rassemblement pour le Retour des Réfugiés et la Démocratie au Rwanda (RDR)
dénonce et condamne vigoureusement la complaisance du bureau du Procureur en
chef du TPIR envers le Front Patriotique Rwandais (FPR), dont les chefs
politiques et militaires ont commis de nombreux crimes contre la paix et
l'humanité, crimes de guerre et autres violations sérieuses du droit
international avant, pendant et après le génocide rwandais de 1994, ainsi que l'influence, l'interférence et la
pression du gouvernement dictatorial contrôlé par le FPR sur le greffe et le bureau du Procureur en Chef du TPIR.
Le gouvernement rwandais actuel est contrôlé par
des chefs politiques et militaires du FPR co-responsables de la tragédie
rwandaise et sans confiance du peuple rwandais. Ils n'ont aucune légitimité
pour gouverner le pays ni aucune autorité morale pour juger les crimes qu’ils
ont eux aussi commis et commettent
encore. En fait, à part d'accuser
l'ancien régime rwandais de génocide
contre la minorité ethnique Tutsi, le rapport préliminaire S/1994/1125 ainsi
que le rapport final S/1994/1405 de la Commission Impartiale des Experts des
Nations Unies sur le génocide
rwandais de 1994, rapports sur lesquels le Conseil de Sécurité des Nations Unies s’est basé pour
créer le TPIR, accusent conjointement les deux belligérants
rwandais en 1994, c’est-à-dire le FPR et l'ancien gouvernement rwandais,
d'avoir commis des crimes contre l’humanité et des
violations graves du droit humanitaire international pendant la période allant
du 6 avril 1994 au 15 juillet 1994. Le fait que le FPR a gagné la guerre 1990-1994 au
Rwanda ne blanchit pas ses chefs politiques et militaires de leurs crimes de
guerre et crimes contre l’humanité. Cependant,
sept ans après, aucun chef politique ou militaire du FPR n'a été inculpé par le
bureau du Procureur en chef du TPIR, arrêté et jugé. Seuls ceux qui ont perdu le pouvoir, et qui
sont des Hutus, sont arrêtés et jugés par le TPIR. Le RDR est très préoccupé par l'impunité dont jouissent les
présumés criminels de guerre du FPR et leur influence sur le TPIR. Il est
inacceptable que
ceux qui devraient être derrière des barreaux à Arusha, Tanzanie, pour répondre de leurs
crimes contre le peuple rwandais soient
toujours libres et au pouvoir au Rwanda sans être inculpés par le TPIR. Le
dernier développement prouve plutôt clairement que le régime autoritaire du
FPR, à travers son influence sur le greffe du TPIR, est entrain de déstabiliser
les équipes de la défense des accusés au TPIR.
Lundi,
le 16 juillet 2001, le greffe du TPIR a révoqué les contrats de trois
enquêteurs de la défense et a suspendu le contrat d'un autre enquêteur de la
défense sur base des allégations de participation au génocide rwandais de 1994
portées contre eux par le représentant spécial du gouvernement rwandais
au TPIR, M. Martin Ngoga. Ceux qui ont eu leurs contrats
révoqués sont Augustin Basebya travaillant pour l'équipe de défense de l’ancien
maire Juvénal Kajelijeli, Augustin Karera travaillant pour l'équipe de défense
de l’ancien ministre Jean de Dieu Kamuhanda, Aloys Ngendahimana travaillant
pour l’équipe de défense de l’ancien directeur de Radio Rwanda Ferdinand Nahimana. Le contrat de M. Thaddée Kwitonda,
travaillant dans l'équipe de défense d'Arsène Shalom Ntahobali, a été
suspendu. Normalement, si le greffe du
TPIR avait des informations fiables sur leur implication présumée dans
le génocide rwandais de 1994, il aurait dû les transmettre
au bureau du Procureur en chef du TPIR afin qu'ils soient immédiatement arrêtés
et jugés. Il est communément
connu que le régime autoritaire du FPR exploite le génocide
des Tutsis pour des fins politiques. Des listes arbitraires des suspects du
génocide sont devenues une arme
politique pour le gouvernement rwandais actuel pour museler et éliminer
n'importe quel opposant politique réel, potentiel ou imaginaire dans la
communauté Hutu. Des Tutsis qui
critiquent les politiques du gouvernement sont, quant à eux, simplement appelés
traîtres, voleurs ou saboteurs.
M.
Augustin Karera, dont le contrat a été suspendu pour participation présumée dans le
génocide rwandais de 1994, avait été blanchi de cette même
accusation au Rwanda avant de devenir enquêteur de la défense d'une personne
accusée au TPIR. Le cas de M. Aloys Ngendahimana est clairement un cas de
fausse identification. Il a été délibérément présenté au TPIR comme un suspect
du génocide par le représentant du gouvernement de Kigali qui a été désapprouvé
plus tard par le vigilant avocat de la défense de Ferdinand Nahimana qui a
prouvé qu'il y avait une manipulation délibérée pour le confondre avec une
autre personne avec le même nom mais avec le lieu de naissance différent, la
date de naissance différente et les noms des parents différents. Les deux
autres enquêteurs sont aussi entrain de seulement payer pour leur critiques et
plaintes en rapport avec les actions du représentant du gouvernement rwandais
actuel au TPIR. Les
enquêteurs de la défense dont les contrats ont été révoqués ou suspendus sont
des cibles faciles utilisées pour intimider d'autres enquêteurs de la défense
ainsi que des témoins potentiels à
décharge afin de miner la défense des accusés.
Le RDR a fait savoir à maintes occasions qu’une
justice partiale ne peut pas apporter la paix durable au Rwanda Elle va plutôt intensifier les tensions
ethniques et politiques. La partialité
et le biais contre les Hutus dans l’inculpation et l'interférence du régime
autoritaire du FPR dans la défense des accusés font apparaître le TPIR comme un
tribunal des vainqueurs au lieu d'être un tribunal international impartial.
Comme nous croyons dans l’unité de l’humanité et la fraternité entre les gens, le RDR a clairement condamné et
condamne sans équivoque tous les actes de génocide, crimes contre l'humanité,
crimes de guerre et d'autres violations des droits humains commis ou en cours
au Rwanda, quels que soient leurs auteurs ou leurs victimes. Si des mesures
nécessaires ne sont pas prises pour corriger le cours actuel de la justice au
TPIR, les Hutus condamnés par le TPIR se considéreront finalement comme des
martyrs ou des victimes de l'injustice internationale. Pour remplir son mandat
de contribuer au processus de réconciliation nationale, à la restauration et au
maintien d’une paix durable au Rwanda, le TPIR doit s’élever au-dessus de la
politique, rechercher et juger les assassins de l’ancien Président rwandais
Juvénal Habyarimana, dont l'assassinat le 6 avril 1994 a déclenché le génocide
de 1994, et tous les auteurs de génocide, crimes contre l'humanité, crimes de
guerre et d'autres violations sérieuses du droit international au Rwanda sans
aucune discrimination, qu’ils soient Hutus ou Tutsis, gagnants ou perdants de la guerre 1990-1994.
Fait à Montréal le 23 juillet 2001
Pour le RDR
Emmanuel
Nyemera, Ph.D.
Vice-Président