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COMITÉ
EXÉCUTIF |
RDR
Rassemblement
pour le Retour des Réfugiés et la Démocratie au Rwanda
Rally for the Return of Refugees and Democracy in Rwanda
Ihuliro Liharanira Itahuka
ry’Impunzi na Demokarasi mu Rwanda Pour
un Peuple Reconcilié dans un Etat de droit - For a Reconcilied People in a
Rule of Law Duharanire
Ubwiyunge bw'Abanyarwanda mu Gihugu cyubahiriza Amategeko |
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info@rdrwanda.org http://www.rdrwanda.org |
Victoire Ingabire,
Présidente Postbus 3124 2280 GC, Rijswijk, Netherlands Phone/Fax : 00-31-180633822 |
Emmanuel Nyemera,
Vice-Président Boite Postale 5352,
Succursale B Montréal, Canada, H3B
4P1 |
RDR est
membre de l’Union des Forces Démocratiques Rwandaises (UFDR) |
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Communiqué
de presse no.13/2001
LE RDR CONDAMNE
LA CAMPAGNE EN COURS CONTRE LES RÉFUGIÉS RWANDAIS DANS LA RÉGION DES GRANDS
LACS AFRICAINS
Au nom du peuple rwandais opprimé luttant pour la
démocratie, la liberté et la justice, le Rassemblement pour le Retour des
Réfugiés et la Démocratie au Rwanda (RDR) dénonce et condamne fermement la
campagne mensongère en cours menée par le gouvernement dictatorial contrôlé par
le Front Patriotique Rwandais (FPR) et qui dépeint comme des criminels ou de
simples déplacés de guerre réfugiés à l’extérieur de leur pays les citoyens
rwandais fuyant la persécution de la part du gouvernement rwandais et cherchant
asile en Tanzanie et dans d'autres pays voisins.
Le 20 juillet 2001, après une réunion avec le
gouvernement tanzanien et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les
Réfugiés (HCR) au cours de laquelle le rapatriement des réfugiés rwandais en
Tanzanie a été discuté, le conseiller spécial du dictateur rwandais le Général
Paul Kagame, Mr. Abdulkarim Harerimana, a déclaré sur Radio Tanzanie qu'il n'y
avait aucune raison fondamentale pour laquelle les réfugiés devraient continuer
d'entrer en Tanzanie car la paix a été restaurée au Rwanda, après la mise sur
pied de son soi-disant «gouvernement d'unité nationale». Il a dit que les
réfugiés entrant en Tanzanie actuellement étaient des criminels fuyant la
justice au Rwanda. Le 28 juillet
2001, l’ambassadeur du Rwanda en
Tanzanie, Mr. Zephyr Mutanguha, a déclaré aux journalistes à Dar-es-Salaam,
Tanzanie, que les réfugiés pourraient maintenant être retournés dans leurs
foyers sans aucune crainte, parce que la paix et la sécurité ont été restaurées
dans le pays. M. Zephyr Mutanguha a dit
qu’il y avait quelques personnes suspectées de participation dans le génocide
rwandais de 1994 qui avaient peur d’être arrêtées et qui persuadaient les
citoyens innocents de ne pas retourner dans leurs foyers. Bien que ce genre de
raisonnement pourrait sembler très probable aux étrangers non-informés, il est
non seulement faux mais également dangereux
Les réfugiés rwandais ne sont pas des criminels fuyant la justice au
Rwanda ni simplement des déplacés de guerre se trouvant à l’extérieur de leur
pays, comme allégué par le gouvernement rwandais; ce sont de véritables réfugiés politiques fuyant la dictature, la
terreur, l'oppression et la discrimination ethnique de la part du régime
rwandais actuel.
Le Rwanda est actuellement dirigé par un gouvernement
dictatorial contrôlé par les chefs militaires et politiques du FPR
co-responsables de la tragédie rwandaise et sans aucune confiance du peuple. La
plupart des chefs politiques et militaires du FPR en vue actuellement sont
responsables de nombreux crimes contre la paix et l'humanité, crimes de guerre
et actes de génocide commis et toujours en cours au Rwanda depuis octobre 1990
et en République Démocratique du Congo (RDC) depuis août 1996, crimes qui les
rendent incapables de gouverner le pays. Incapables de gagner la confiance du
peuple, ils ont interdit toutes les activités politiques pour d'autres
organisations politiques et ont muselé toutes les formes d'expression politique
par des moyens légaux et pacifiques. Le peuple
rwandais n'a aucun mot à dire dans les actions du gouvernement actuel ni
dans le choix de ceux et celles qui les font.
Les gens qui ne sont pas des membres ni des sympathisants du FPR sont
exclus dans la fonction publique, l'administration territoriale, l'éducation,
l’armée, la police, le système judiciaire et d'autres sphères de la vie
publique. Le Rwanda est dirigé par les
mitrailleuses et les clefs de prison. Le flux continu des réfugiés rwandais
fuyant leur pays est dû au mauvais leadership du FPR. Ceux qui ont plus de
moyens vont directement dans les pays occidentaux. Parmi ceux qui ont fui il y
a deux anciens Premiers Ministres Faustin Twagiramungu et Pierre Célestin
Rwigema, Jean Baptiste Nkuliyingoma, un ancien ministre de l'information,
Joseph Sebarenzi Kabuye, un ancien Président du parlement désigné par le FPR,
Seth Sendashonga, un ancien ministre de l'intérieur qui a été par la suite
assassiné à Nairobi en 1998, et beaucoup d'autres Au lieu d'éliminer les causes profondes à la racine du mal
forçant les Rwandais à fuir leur patrie, les dirigeants rwandais actuels
mettent plutôt le blâme sur les pays d'accueil des réfugiés rwandais et les
organismes humanitaires qui les aident à survivre dans des camps de réfugiés.
Cependant, les obstacles empêchant les réfugiés rwandais de rentrer
volontairement dans leur pays sont au Rwanda même et non dans les pays
d’accueil. Les exilés rwandais ne peuvent pas retourner dans leur patrie aussi
longtemps que le mauvais système politique qui les a conduit à l’exil est
toujours en place. Il est de la responsabilité du gouvernement rwandais de
créer un climat politique au Rwanda favorisant le retour volontaire des exilés
rwandais.
Selon les déclarations faites par les dirigeants
rwandais actuels, la solution au problème des réfugiés rwandais, tel qu'il est
présenté par eux, devrait être une solution militaire afin de tuer ou arrêter
des intimidateurs imaginaires et ainsi libérer les véritables réfugiés. Bien que l'Armée Patriotique Rwandaise
(APR), l'armée du FPR, ne puisse pas envahir tous les pays du monde abritant
des réfugiés rwandais, cette idée a été utilisée pour justifier la première
invasion de la République Démocratique du Congo/ex-Zaïre par l’APR. En
1996-1997, l’APR a envahi la RDC/'Ex-ZaÏre et a commis des crimes contre la
paix et l'humanité, des crimes de guerre et des actes du génocide pendant la
destruction des camps de réfugiés rwandais à l’est du Congo dans laquelle plus
de 200.000 réfugiés rwandais ont été massacrés. Ces crimes ont été condamnés
par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans sa Déclaration Présidentielle
S/PRST/1998/20 du 13 juillet 1998 et par les principales organisations
internationales des droits humains (Amnistie Internationale (http://www.amnesty.org), Human Rights Watch (http://www.hrw.org), le Centre
International des Droits de la Personne et du Développement Démocratique (http://www.ichrdd.ca), etc...) mais restent encore impunis. Beaucoup de
réfugiés rwandais rapatriés de force au Rwanda ont été massacrés par l’APR. Le
RDR demande au HCR, au gouvernement de Tanzanie, aux autres gouvernements dans
la région des Grands Lacs africains et à tous les gouvernements du monde entier
de ne donner aucun crédit à la rhétorique des oppresseurs du peuple rwandais et
de continuer à abriter les Rwandais chercheurs d'asile en danger d'être tués si
rapatriés de force au Rwanda.
Au cours de la célébration du septième
anniversaire de la prise du pouvoir par le FPR le 4 juillet 2001, le dictateur
rwandais, le Général Paul Kagame, a encore une fois appelé les exilés rwandais
à rentrer dans leur pays afin de s’associer aux autres Rwandais dans le
développement du pays. Cependant, la simple répétition de cet appel à chaque
année sans établir le dialogue avec l'opposition politique afin de résoudre,
une fois pour toutes, le conflit rwandais par des moyens pacifiques n’a produit
aucun miracle. Normalement, dans un pays démocratique
et libre, les citoyens sont libres de quitter leur pays et d’y retourner comme
ils veulent quand ils le souhaitent; ils n’ont pas besoin de déclarations
officielles pour le faire. Les appels vides du Général Paul Kagame aux exilés
rwandais ne peuvent produire aucun résultat réel. Au lieu de lancer des appels vides pour une rhétorique de l'unité
tout en menant la guerre contre leur propre peuple et en s'embarquant dans des
aventures militaires coûteuses dans les pays voisins qui ne produisent
finalement rien d’autre que des massacres et des douleurs au peuple, il serait
sage pour les dirigeants rwandais actuels d’engager le dialogue franc et
sincère avec leurs opposants politiques afin de mettre sur pied de véritables
institutions démocratiques, dont une véritable armée nationale non-partisane,
capables de réconcilier le peuple
rwandais avec lui-même et ses voisins en respectant tous les droits et
libertés des citoyens ainsi que la souveraineté et l'intégrité territoriale des
autres nations.
Fait à Montréal, le 1er août 2001
Pour le RDR
Emmanuel Nyemera, Ph.D.
Vice-Président