RASSEMBLEMENT POUR LE RETOUR DES

REFUGIÉS ET LA DÉMOCRATIE AU

RWANDA

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Le 12/07/1996

 

COMMUNIQUE DE PRESSE Nº 78

 

Marchandages politiques autour du dossier de KARAMIRA Froduald

 

Le sus-mentionné est un réfugié rwandais qui a été arrêté en Ethiopie début Juin 1996 sur mandat d'arrêt établi par le gouvernement du FPR.

Depuis qu'il a été arrêté, les autorités ethiopiennes lui ont refusé tout contact avec l'extérieur, y compris les visites de sa famille et de son avocat.

Selon son avocat, maître Johan Scheers, suite aux tractions politiques entre le gouvernement du FPR et le TPIR, ce dernier aurait décidé de ne pas se saisir du dossier de Karamira Froduald, afin de faciliter son extradition à Kigali, où une mort certaine l'attend, eu égard à l'humeur du FPR à son égard.

Les contacts à ce sujet auraient été menés entre le bureau du Procureur près le TPIR,Mr Richard Goldstone, et RUTAREMARA Tite, l'idéologue et homme des missions occultes du FPR.

Afin de priver Mr KARAMIRA Froduald de toute assistance juridique, le Gouvernement ethiopien, qui doit être au courant de cette machination, n'a pas voulu réserver une suite à une demande de visa déposée par l'un de ses avocats, maître Johan Scheers, à l'ambasade d'Ethiopie en Belgique depuis le 19 juin 1996 et renouvelée le 4 juillet 1996.

Le RDR voudrait joindre sa voix à celle de l'avocat de Mr KARAMIRA Froduald, pour déplorer et condamner cette scandaleuse décision du TPIR qui relève des considérations exclusivement politiques et qui ne peut que remettre en cause l'indépendance inscrite en lettre d'or dans son statut.

Le RDR rappelle que son opposition à l'extradition au Rwanda de quelque réfugié que ce soit ne doit en aucun cas être considérée comme une obstruction à la justice, mais une position de principe eu égard à la paralysie du système judiciaire rwandais, et à la mauvaise foi du FPR qui ne peut légitimemet être en même temps juge et partie.

Le RDR en appelle à toutes les organisations des droits de l'homme, de se joindre à notre effort de faire triompher non pas la justice du vainqueur, mais la justice universelle.