RASSEMBLEMENT POUR LE RETOUR DES

REFUGIÉS ET LA DÉMOCRATIE AU

RWANDA

R.D.R

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Le 26/Mars/1996

 

COMMUNIQUE DE PRESSE Nº 61

 

N'oubliez pas ces voix qui vous interpellent des camps.

Au moment où le Directeur Général de l'UNESCO s'apprête à visiter le Rwanda, plus de 500.000jeunes rwandais en âge de scolarité moisissent dans les camps de fortune en Tanzanie, au Zaïre, au Burundi et au Kenya, sans aucun espoir de retrouver le chemin de l'école sous-peu.

Alors qu'au Burundi, le problème réside plus dans les conditions de sécurité précaires qui y prévalent, au Zaïre, il s'agit d'une volonté délibérée de priver les réfugiés de l'éducation pour les forcer à regagner le Rwanda.

En effet, même les quelques infrastructures scolaires qui se trouvaient dans les camps sont en train d'être démolies, l'ONG GOAL IRLANDE s'illustrant dans cette exercice primaire.

Même ceux des réfugiés qui avaient eu la chance de trouver des places dans les établissements scolaires, publics ou privés, sont en train d'être renvoyés, sur instruction de l'administration locale, de connivence avec le HCR.

En Tanzanie, ce sont surtout des difficultés de déplacement en dehors des camps, pour ceux de niveau secondaire et universitaire qui n'ont aucune facilité dans les camps.

Au Kenya, ils sont près d'un millier sans aucune assistance. Même les rares organisations caritatives disposées à leur venir en aide exigent des lettres de protection du HCR, que ce dernier n'accorde pas, sous le fallacieux prétexte que soit ils ont traversé un autre pays avant de venir au Kenya, soit que les conditions de sécurité au Rwanda seraient propices au retour. Ceci est d'ailleurs en contradiction avec la récente prise de position du Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés à Addis-Abeba, qui a demandé au gouvernement du FPR de "donner des signaux clairs et irréversibles de sa disposition à accueillir et intégrer les réfugiés".

Etant donné cette situation qui à long terme, risque d'évoluer en un véritable génocide intellectuel, le RDR demande au Directeur Général de l'UNESCO, de prendre position et sans détour, sur l'avenir de ces jeunes rwandais et de ne pas discriminer entre rwandais de l'intérieur et de l'extérieur. Il prie l'UNESCO d'honnorer sa mission en s'élevant au dessus de la melée politicienne et en condamnant sans réserve ceux qui sont décidés à faire payer à la jeunesse rwandaise des situations qu'elle n'a aucunement contribué à créer.

 

Pour le RDR

Commissaire à l'Information

NZABANDORA Chris