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RASSEMBLEMENT POUR LE RETOUR DES | |
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Le 14 mai 1997
COMMUNIQUE DE PRESSE 119
Vendredi 9 mai 1997, la mission du Haut Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme chargée d’enquêter sur les graves viola tions des droits de l’homme à l’encontre des réfugiés rwandais, qui séjournait depuis toute une semaine à Kigali en attente d’une autorisation d’entrée dans la zone des rebelles, a essuiyé un cuisant refus de la part des rebelles et de leur parrains et sponsors ugandais et rwandais.
Le refus de cette autorisation est intervenu après une visite impromptue à Kigali du président MUSEVENI. Selon des sources proches du régime du FPR, la question de cette mission a figuré en bonne place dans les entretiens que le président MUSEVENI a eu avec les autorités du FPR, qui redoutaient les retombés des résultats de cette mission .
L’echec de cette mission est en outre à associer avec les manoeuvres de ceux qui ont saboté la mise en place d’une force de protection des réfugiés qui avait été pourtant votée par le conseil de sécurité des Nations Unies et qui aurait à coup sûr empêché le drame.
Depuis cet affront qui foule aux pieds la crédibilité des Nations Unies en tant que garant de paix, la communauté internationale semble s’en accomoder et a détourné son attention sur le rapatriement en cours dans des conditions misérables des réfugiés rescapés des massacres.
La mission ayant été décidée par le conseil de sécurité sur base d’un rapport préliminaire accablant, ce serait un précédent dangereux, une humiliation et un doigt dans la plaie des victimes de cette barbarie des rebelles et de leur sponsors ugandais et rwandais.
Selon des sources onusiennes, le refus de cette autorisation aurait été cautionné par ceux-là mêmes qui ont fait échouer la mission de la force internation humanitaire qui avait été decidée pour la protection des refugiés et qui craignent que leur propre responsabilité soit exposée.
A l’instar des massacres de KIBEHO d’avril 1995, ces parrains des rebelles veulent une mission folkrolique qui ne ferait que branchir les rebelles de ce crime audieux.
Si tel devait être le cas, cela démontrerait la partialité avec laquelle la communauté internationale traite le problème rwandais. En effet, pendant que la même communauté reclame la justice pour les victimes de 1994 afin de mettre fin à l’impunité, préalable à une véritable réconciliation nationale, ce serait la politique de deux poids deux mesures que de ne pas dégager sans ambiguité la responsabilité des massacres qui ont fait autant de victimes.
En conséquence, le RDR en appelle à l’ONU, à l’UE et à l’OUA de faire d’intenses pressions sur les rebelles et leur sponsors ugandais et rwandais, pour que cette mission d’enquête exécute son mandat sans aucune entorse. La mission devra non seulement enquêter sur les massacres mais aussi sur les disparutions dont les chiffres s’élèvent à plus de 300.000 selon des données officielles disponibles.